12 octobre 2009
le tendre
et nous nous rencontrerons
un jour
ou peut-être une nuit
que deviendront nos mots d'alors
que seront nos rêves devenus
quels battements sourds
nous étourdiront
quel silence nous assourdira
quel frisson sur nos lèvres
quelle danse pour nos mains
et le souffle comme témoin
le tendre comme complice
04 juin 2009
bord de l'eau

Gustav KLIMT "sur l'Attersee" 1901
c'était une surface calme
lisse, et sereine
dans ses eaux
des vies multiples
s'étaient animées
et dans les profondeurs
sous une épaisse
couche de limon
dormaient bien des secrets
un promeneur
solitaire
voyant l'eau si calme
comme tout être humain
eut
envie d'en rider la surface
histoire de jouer un peu
de faire
des ronds dans l'eau
cercles concentriques
bonheur de
propagation des ondes
il a lancé ses pierres
aux multiples
facettes
simples jets
ou ricochets
et l'eau s'est
animée
dansante
d'une risée changeante
sa surface
lissée
s'est trouvée
toute animée
dans l'entre
deux eaux
là où les cailloux tombaient
des remous se sont
formés
il ont modifié
l'épaisseur de la vie
qui se
trouvait là
lorsqu'ils ont touché le fond
ils ont
soulevé
l'opaque
le trouble
le passé
ils ont
chatouillé
les démons endormis
l'homme
comme tout homme
s'est lassé
a
passé son chemin
ne laissant derrière lui
qu'une surface
lissée
redevenue calme
sous laquelle
sourd la tempête
30 avril 2009
J.S. Bach; partita No.2 in D minor, BWV 1004, gigue;
cascade
foisonnement lumineux
saisie
là dans mes tripes
respiration
je cherche l'air
envie de me gaver
de cet émotion là
21 avril 2009
partita num.1 in B minor, BW1002
02 avril 2009
colloque sentimental
une pensée pour toi, Lulu
Gustav Klimt
Colloque sentimental
Paul Verlaine
(Les fêtes galantes)
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.
Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.
-Te souvient-il de notre extase ancienne?
-Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?
-Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom?
Toujours vois tu mon âme en rêve? -Non.
-Ah! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches! -C'est possible.
Qu'il était bleu, le ciel, et grand l'espoir!
-L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.
Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.












