18 novembre 2009
laisser flotter les rubans
jolis rubans que je laisse flotter
un jour de rien, de pas grand chose
un jour de pause
une chose, petite, et puis une autre, pas plus grande
si peu, si peu
qu'il est doux ce temps léger
des rubans roses et transparents
diaphanes
le temps d'un somme
le temps d'un rêve
temps de trêve
qu'il est doux ce temps de rien
de pas grand chose
je me pose là
je m'assieds
je m'allonge
ferme les yeux
m'endors un peu
et je repars
m'agite un brin
mais presque rien
là où je veux
là où je vais
et mon esprit sommeille
encore un peu
ou un peu moins
va
vogue
baguenaude
pas de il faut
pas de ...
tiens ?
je ne sais plus
je flâne légère
dans le temps qu'il fait
un rayon de soleil
une averse
ou l'inverse
le jour passe
s'effile
se tasse
tout passe
dans le doux et l'éphémère
tant de tendresse soudain m'étreint
je vous l'offre
je tends mes mains
et vous dis
à demain
16 novembre 2009
avec le temps
Klimt
Ce qu'on voudrait céler au fond d'un
jardin clos
Un regard attendri
Un regard amoureux
Qui vous
déshabillait dans le creux du lit clos
On voudrait bien garder
Mille
bruits insolites
Mille chants de fortune
Des mots de
magiciens
Qui inventaient le monde
Des grelots de lutins
Qui
refaisaient la ronde
Et toutes les musiques
Qui berçaient dans le ciel
les
enfants ronds et chauds
On voudrait retenir
Les instants de paresse
Où
coulent les moments
Et les mots de tendresse
On voudrait voir
pleurer
Les saules du jardin
Tout mouillés de verdure
Et
de tendres caresses
Voir pleurer les femmes
Les femmes aux yeux
d'argent
Se souvenir des filles enchantées
Des
jeunes gens heureux
Qui étaient nos amis
On voudrait revenir
Au temps où tout
coulait
Au temps où tout riait
D'un rire de printemps
06 novembre 2009
tendresse
Rodin
je te bercerai
au creux de mes bras
je te garderai
te regarderai
si demain
j'en ai encore la force
c'est tout ce que j'ai
un peu de tendresse
dans quelque quelque repli de l'étoffe charnue
quelques onces de larmes tièdes
qui aimeraient avoir
encore un temps
le pouvoir d'un talisman
juste au creux des bras
un peu chaleur
le dernier courage
cette parcelle de tendresse
pour pouvoir dire encore
que nous sommes vivants
12 octobre 2009
le tendre
et nous nous rencontrerons
un jour
ou peut-être une nuit
que deviendront nos mots d'alors
que seront nos rêves devenus
quels battements sourds
nous étourdiront
quel silence nous assourdira
quel frisson sur nos lèvres
quelle danse pour nos mains
et le souffle comme témoin
le tendre comme complice
23 septembre 2009
petit matin

Carl Larsson
qu'y a-t-il ce matin pour votre service ?
rien
absolument rien
un petit croissant de présent
qui sent le beurre frais
une tasse de thé
senteur de forêt
il y a le jour
qui se lève, paresseux
et dehors
tous ces bruits de la ville
lointains
presque timides
qu'y a-t-il ce matin pour votre service ?
rien
absolument rien
laisser le temps filer
allongé de tendresse
blotti au creux du bras
envahi de paresse
un zeste de lecture
un soupçon d'écriture
deux ou trois bolée d'air frais
compotée de fruits mûrs
et regarder le ciel
le vert du jardin
qu'y a-t-il ce jour pour votre service ?
rien
absolument rien
il y a la douceur
de la paix retrouvée
08 septembre 2009
grain de rêve
Picasso - "Le rêve"
vous avez semé le rêve
quelques graines tout au plus
légère semence
comme on sème le doute
un je ne sais quoi
qui ébranle les convictions
écoutez voir
la douceur de ces accords
la tendresse de cette voix là
qui me murmure
la petite chanson du plaisir
08 mai 2009
en passant ...
sur cet air là
je vous aurais suivi
murmuré ma tendresse
exhalé des baisers
sur ces notes là
j'aurais égrené mes doigts
tout au long
je vous aurais dévalé
laissant s'écouler
la rosée
juste en passant
je vous aurais soufflé des douceurs
pour vous voir sourire
tendu mes mains
vagabondes et volages
pas de mariage
seulement passer
passer
et s'envoler
21 septembre 2008
par la main

nous sommes partis dans la forêt
clore doucement ce jour
instant paisible
voir le soleil décliner
humer la forêt aux multiples senteurs
regarder le ciel rosir
la lumière transpercer de ses derniers feux
l'encore verte frondaison
marcher tranquille
il m'a pris la main
la tenue bien au chaud
il balançait nos bras comme un enfant espiègle
il m'a dit des mots tendres
pour que je n'oublie pas
m'a demandé si je l'aime
toujours
encore
toujours aussi fort
nous avons partagé de nouveaux serments
des mots doux
nous avons enlacés nos corps de nos bras
dans les allées désertes
au jour tombant
nous avons échangé
de bien tendres baisers
juste avant la nuit
nous nous sommes retrouvés





